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Gérald dans
Accueil le 21 Avril 2009 à 19:24
Le slasher movie fait partie d'un genre extrêmement décrié par les cinéphiles. Au délà des simples apparences, il en dit bien plus long sur l'état d'une société à un moment donné que bien d'autres films, à condition d'en decrypter les codes.
Loin de moi l'idée de pousser à une analyse complète (du moins au début de ce blog), il s'agit plutôt d'offrir le panorama le plus complet des slashers, des origines à nos jours.
Bien qu'officiellement né avec Black Christmas (1974) de Bob Clark ou encore La Baie sanglante (1971) de Mario Bava, la date de naissance du genre est aux yeux du grand public l'année 1978 qui voit la sortie d' Halloween. Un film qui marquera les annales du genre, et qui ira même au delà du cercle des initiés de l'horreur. Cette reconnaissance critique et public provoquera alors l'explosion d'une myriade de petits films sans grande imagination pour la plupart dans les années 80:Le Bal de l'horreur, Le monstre du train, Meurtres à la Saint-Valentin mais surtout l'inévitable suite d'Halloween et son succédané le plus célèbre: Vendredi 13 (1980). En 1984, Wes Craven arrivera à faire preuve d'originalité en donnant le jour à Freddy Krueger dans Les Griffes de la nuit, dont l'originalité sera de se dérouler dans les cauchemars d'adolescents.
Comme il était prévisible, le genre tomba en déclin - voire en décadence- à la fin des années 80, peinant à donner des oeuvres d'ampleur satisaisante. Il faudra attendre le formidable Scream (1996) de Wes Craven pour que le slasher revienne sous le feu des projecteurs. Pour le meilleur et surtout pour le pire, puisque de nombreux avatars voient alors le jour, donnant naissance au sous-courant, le néo-slasher. Les titres de "gloire" ont pour nom: Souviens-toi...l'été dernier, Urban Legend, Halloween 20 ans après, Mortelle Saint-Valentin.
Les années 2000 marquent incontestablement le manque d'inventivité d'une industrie cinématographique en crise. C'est la mode des remakes qui s'accompagne malgré tout d'une violence graphique bien plus présente que par le passé. La boucle semble bouclée lorsqu'arrive sur nos écrans, le Halloween cuvée Rob Zombie et le Vendredi 13 version Marcus Nispel.
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